La phase de réchauffement climatique actuelle: L’apport de la géographie physique au débat sur ses origines, par Brigitte COQUE-DELHUILLE, Robert MOUTARD, †Henri ROUGIER

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Périmètre d’irrigation antique d’Al-Hinwa (wâdî Dura’). Les limons d’irrigation ont ici une épaisseur de 15m (photo Brigitte Coque-Delhuille, 1993).

Résumé

Les origines de la phase de réchauffement climatique actuelle posent encore question.
Après une analyse des changements climatiques à diverses échelles temporelles, plus particulièrement à l’Holocène et depuis l’époque romaine, l’essentiel de l’article s’attache à l’apport de la géographie physique à cette recherche.
Les glaciers des Alpes occidentales (France et Suisse) sont très riches d’informations géographiques (relief, modelés, dépôts) et il existe de nombreux témoins datés par des méthodes très variées (14C, ISL/ORSL, dendrochonologie, lichénométrie, palynologie, biologie végétale, isotopes cosmogéniques).
Le peuple Walser, installé en altitude dans les Alpes suisses au Moyen-Age illustre bien également la phase d’optimum climatique médiévale.
Dans les déserts tropicaux (ex. Sahara et Yémen), ont été analysées des phases plus humides et plus arides au cours de l’Holocène et à l’échelle historique.
Dans le rapport entre les dangers naturels et le changement climatique, deux études de cas sont analysées : la Flandre maritime française et les tempêtes, puis les méga-feux aux USA et en Australie.
Les pas de côté spatio-temporels que constituent ces diverses études de cas, procèdent de l’analyse multi-scalaire propre à la géographie. Ils conduisent in fine à reconsidérer les parts respectives des facteurs naturels et anthropiques dans le processus de réchauffement climatique actuel.