Les cinq pierres qui ont fait saint Pierre et, plus généralement, Genève, par Jean SESIANO

Date: 07.02.2022 à 19:00

Une série de clichés nous permettront de passer en revue les divers matériaux de base utilisés pour les constructions en ville de Genève, à partir du XIVe siècle. En fait, ils ne sont principalement qu’au nombre de cinq. A savoir la molasse, le calcaire, l’argile cuite sous forme de brique ou de tuile, l’ardoise et la pierre de Meillerie. 

Et le mauvais jeu de mots du titre de cette présentation fait allusion au fait que l’on retrouve ces cinq roches dans notre cathédrale.

A part l’ardoise utilisée exclusivement pour les toitures, du reste remplacée peu à peu par la tuile, les autres roches se retrouvent indistinctement partout dans un édifice.

Nous passerons sous silence les matériaux peu présents comme le granite, que l’on peut néanmoins rencontrer dans la plupart de nos bordures de trottoirs et les roches polies mais onéreuses, destinées à impressionner, comme ceux habillant les banques. J’omettrai aussi le béton, même si c’est un calcaire plus ou moins argileux qui est à sa base.

Si l’on excepte la molasse et l’argile qui sont des productions locales, les trois autres sont des importations provenant de localités assez proches de Genève, parfois plus lointaines avec le développement du chemin de fer. Ce sera l’occasion de nous rendre sur les lieux d’exploitation, pour autant que ceux-ci soient encore accessibles ou existants. Malheureusement, la fermeture de la tuilerie de Bardonnex mettra un point final à notre production locale.

Musée Ariana
HEAD ex-école des Arts industriels
Cathédrale St-Pierre

La Société de Géographie de Genève applique les mesures légales de protection en relation avec la pandémie Covid-19.
Actuellement: certificat de vaccination Covid, gel pour les mains, distanciation sociale, port du masque.

Retrouvez avec la FONCTION DE RECHERCHE les nombreuses autres contributions de Jean Sesiano pour la Société de Géographie.